Au secours
Nous voilà peut-être devant un gouffre énorme : allons-nous tomber dedans ou allons-nous le contourner ?
Le gouvernement actuel et sa majorité mené par un chef de plus en plus discutable a encore 2 ans et demie pour appliquer la politique de la terre brûlée (on se sert et on ne laisse rien derrière nous) et nous n'avons plus que 2 ans et demie pour décider quel avenir nous voulons pour nous et nos enfants.
S'il paraissait évident que le Président démocratiquement élu en mars 2007 avait une ambition démesurée, il semblait encore capable de réflexions mais le crapaud se gonfle pour devenir plus gros que le boeuf, plus gros même qu'un éléphant.
Nicolas Sarkozy bafoue toutes les règles, piétine les institutions, fait et défait, ne respecte rien ni personne. Nous devenons la risée des autres pays, déjà que la mode des talonnettes amusait à l'étranger, mais après tout, on peut considérer que le choix vestimentaire d'une personne n'implique que cette personne et les estrades qu'on met et enlève discrètement, ne pouvaient être qu'une anecdote ; ça révèle plutôt une personne qui ne s'assume pas telle qu'elle est et qui le fait payer en devenant un vrai despote.
Nicolas Sarkozy place qui il veut où il veut mais aujourd'hui l'ascension du prince Jean devient plus qu'un problème.
Que ce jeune homme profite de son père pour se faire doucement une place, on peut le comprendre surtout si les études ne sont pas son point fort, mais le dernier épisode qui devrait s'intituler "le Scandale de l'Epad" nous donne toute la mesure du mépris que Nicolas Sarkozy éprouve pour ceux qui ne sont pas du monde dont il veut faire partie.
Nous nous devons de réagir, le Général De Gaulle doit se retourner dans sa tombe de voir sa Ve République tombée en de telles mains. Quelles que soient nos convictions politiques, nous ne devons pas accepter que gonfle encore l'ambition démesurée de Nicolas et Jean. La République est menacée, les tripatouillages concernant les découpages des circonscriptions ont déjà commencé pour que le triomphe soit absolu.
A quand les élections truquées ?
La République ne peut exister que si elle est sincèrement servie, que restera-t-il de ce pays quand tout sera livré à la cupidité de certains ?
La Poste est le symbole d'une lutte que nous devons mené, si le service public n'est plus public, quel poid aurons-nous ?
Car, ce qui est le plus terrible dans tout cela, c'est que jadis, le privé, c'était la concurrence et la possibilité d'avoir des prix plus bas, aujourd'hui, le privé, c'est la certitude que les employés sont encore plus exploités mais que les actionnaires, les cupides, les capitalistes s'entendent entre eux pour s'en mettre encore plus plein les poches. Le monopole d'Etat devient le monopole d'une poignée d'hommes.
Bill Gates a construit un empire, certes, mais il l'a fait en partant de rien. Des hommes s'assoient désormais dans des fauteuils qu'on leur a présenté pour s'enrichir sans scrupules. La base du capitalisme est de s'enrichir quand on a le courage d'oser, mais où est le courage quand on s'associe pour spolier le plus faible ? Car le capitalisme n'existe plus, nous en sommes à l'ère de la cupidité.
Le plus malheureux dans tout cela est la complaisance des hommes politiques de droite qui se jettent à plat ventre devant un président élu qui se prend pour un monarche absolu ou pire, pour Dieu peut-être.
J'avais eu l'impression que certains restaient lucides mais quelle erreur que d'avoir un instant cru cela. Il n'y a aucune opposition même de raison dans les rangs de la majorité, même pas une personne pour rappeler que l'information court de plus en plus vite et qu'on ne peut rien faire d'aussi gros sans que ça se sache immédiatement. Et dans tous les sens, ainsi que dire de ces propos rabâchés concernant le prince Jean et sa valeur supposée. A 23 ans, seul un descendant de roi aurait eu ce privilège de s'asseoir sur un trône avec en héritage l'éducation qu'il sied à un roi, mais je suis stupide, le prince Jean a fait théâtre et on sent bien à quel point il maîtrise le monologue de son père, jusque dans l'intonation. A-t-il une quelconque valeur ? Personne ne le sait ! A-t-il fait ses preuves ? Je n'ose répondre à cette question parce que j'ai en mémoire cette phrase à un David Martinon en campagne "On te soutient à mort". Ce n'est pas le genre de preuve qui fait qu'on mérite une confiance quelconque de la part des autres.
J'ai le sentiment que Jean Sarkozy, c'est Nicolas en encore pir. Si ! C'est possible, puisqu'il n'aura même pas de temps à perdre à se faire une place, Papa l'a fait pour lui. A 23 ans, encore étudiant, et pas des plus brillant, il ne mérite pas ce qu'on lui offre sur un plateau ; au pire, la claque mémorable que la vie risque de lui infliger fera de lui un parricide en puissance parce que Papa ne sera pas toujours là et je pense qu'ils seront nombreux à creuser des pièges où enterrer un jeune homme à qui on aura trop donné.
Je pense que nous devons mettre à profit les mois à venir pour rappeler que la Ve République n'a rien à faire d'une dynastie, que la Révolution française de 1789 a déjà aboli les privilèges et que sur les frontons des mairies il n'est inscrit d'autres mots que
Liberté - Egalité - Fraternité
et que l'égalité doit rester notre ambition suprème.
Alors n'oublions pas que nous avons un droit fondamental : le droit de vote, que chaque bulletin a la même valeur que l'on soit homme ou femme, riche ou pauvre.
N'oublions pas qu'en France, le peuple souffre plus que les riches, que les pauvres sont plus nombreux que les riches, nous avons donc le pouvoir de renverser les choses, mais nous n'avons plus que 2 ans et demie pour trouver un homme ou une femme qui portera nos ambitions : restaurer la république et la grandeur de la France (qui ne se mesure pas au nombre de centimètres).
Le vote est une arme alors n'oubliez pas
AUX ARMES, CITOYENS !